Fait divers :

Un compteur Linky explose en Auvergne

 

« On est passé à deux doigts de la catastrophe »

 

Mardi 27 décembre 2016. Il était 13h, M. …, qui venait de déjeuner avec sa femme et sa fille, s’apprêtaient à sortir. Depuis le matin, une odeur bizarre de plastique chaud régnait dans la maison de famille, qui appartenait à son grand-père et maintenant à son père. Elle a été construite il y a 200 ou 300 ans et ses murs font deux mètres d’épaisseur. C’est cela qui l’a sauvé.

 A leur arrivée dimanche pour les vacances, M. … a .allumé les radiateurs électriques et l’odeur caractéristique de ces radiateurs qu’on appelle « grille-pains », quand ils n’ont pas été allumés pendant un certain temps, s’est répandue dans la maison. Mais le lundi, tout était normal.

 

Avant de sortir ce mardi, il a cherché l’origine de cette odeur qu’il n’avait jamais sentie auparavant. Il travaille dans l’industrie, où il dit avoir assimilé une culture de sécurité, et il ne voulait pas sortir avant d’avoir élucidé d’où pouvait bien provenir cette odeur. Il a baissé les radiateurs, regardé la machine à laver le linge, qui était en train de tourner, en milieu de cycle. Rien. Il a continué à chercher « au nez », et est arrivé devant le cmpteur électrique, qui se trouve dans l’entrée principale, en plein centre de la maison. Il a posé la main dessus : il était chaud comme un radiateur.

Il a envoyé un SMS à son père à 13h33 : « Le nouveau compteur électrique chauffe, est-ce normal ? »

 A 13h35, son père le rappelle. La conversation ne dure que 50 secondes car son smartphone capte très mal. Il va dans une chambre, d’où il continue à voir le compteur. Il rappelle son père à 13h36. Leur conversation dure 4 minutes, jusqu’à 13h40.

 

Il cherche sur Internet les coordonnées d’ERDF, et c’est à ce moment-là qu’il entend un grand « CLAC ». Il voit la décharge, l’arc électrique, des projections incandescentes, comme sur une vidéo de démonstration EDF-GDF réalisée avec un mannequin, qu’il m’a envoyée dès son retour à son domicile en Ile-de-France

etc, etc...

Témoignage recueilli par Annie Lobé, le jeudi 29  et le samedi 31 décembre 2016, par téléphone. par C3V Maison Citoyenne


 

Plouha. Blessée à 73 ans en s'opposant à Linky

 

À Plouha, comme dans d'autres communes, l'installation des compteurs Linky est loin de faire l'unanimité parmi la population et les rapports avec la société qui installe ces appareils sont parfois tendus.

 

Cette septuagénaire de Plouha (22) a été blessée en voulant s'opposer au changement de son compteur électrique. Elle aurait été poussée par l'installateur des nouveaux compteurs Linky. Dans sa chute, ses lunettes se sont cassées et elle s'est écorché le visage.

 Jeudi 30 mars, à 8 h 30, ce couple de retraités de Plouha venait juste de se mettre à table pour le petit-déjeuner quand un visiteur a frappé à la porte : « C'était un agent d'Atlan'Tech. À quatre reprises, on avait déjà exprimé notre refus d'avoir un compteur Linky. Je lui ai dit que l'on n'en voulait pas ». L'agent d'Atlan'Tech aurait quand même décidé de procéder à l'installation. « Il m'a dit qu'on n'avait pas le droit de l'en empêcher. Il a sorti un tournevis et a commencé à démonter notre compteur. Mon mari et moi, on s'est interposé. Il m'a violemment poussée. Je suis tombée deux mètres plus loin ».

 

Cinq jours d'ITT

 Dans la chute, les lunettes de la septuagénaire se cassent. « Mon visage a aussi été écorché. L'installateur a appelé son chef et il est parti finalement », témoigne la retraitée, qui est âgée de 73 ans. Après un passage chez son médecin, qui lui a délivré un certificat avec une ITT de cinq jours, elle a déposé plainte à la gendarmerie. Depuis cet accrochage, elle porte une minerve. Atlan'Tech serait revenu à la charge depuis cet incident.

 

À deux reprises, le téléphone du couple a sonné. « On a reçu aussi, mardi après-midi, le responsable des poseurs de compteurs. Il s'est montré verbalement agressif. Il a dit qu'il allait m'envoyer quelqu'un tous les jours. On ne veut pas du compteur Linky en raison des ondes. C'est aussi une atteinte à notre liberté ».

 

« C'est scandaleux »

 Le cas de ce couple ne serait pas isolé à Plouha. Joël Heuzé, conseiller municipal de cette commune et vice-président de Leff Armor communauté, a déjà reçu une vingtaine de réclamations des habitants de la commune.

« Je trouve que leur démarche commerciale est agressive. C'est scandaleux ce qui s'est passé », témoigne-t-il. Mardi soir, en marge du conseil municipal de Plouha, il a tenu, au nom de l'équipe municipale, à manifester sa plus vive protestation à l'encontre d'Enedis et de la société Atlan'Tech, qui pose les compteurs Linky. « On a de très mauvais rapports avec Atlan'Tech. Ils exercent beaucoup de pression. Des habitants auraient été menacés. Moi, je me suis fait insulter par leurs agents car on avait demandé un moratoire de six mois », témoigne Philippe Delsol, le maire de Plouha. Ses rapports avec Enedis sont plutôt courtois même si Bernard Laurent, directeur Bretagne d'Enedis, lui a posé un lapin en début d'année :

« Il n'a pas voulu venir répondre aux questions à une réunion d'information que l'on a organisée ».

 

Contactées hier, Enedis et Atlan'Tech n'ont pas donné suite à nos appels.

Éric Rannou - Télégramme

Agressions physiques, violations de domiciles, menaces, mensonges, etc :

STOP aux exactions des installateurs de compteurs LINKY

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